Canicules : les températures maximales atteintes en Provence Verte durant l’été 2026
De Cotignac à Brignoles, plusieurs secteurs de la Provence Verte ont atteint ou dépassé les 40 °C au cours d’un été marqué par des vagues de chaleur longues et répétées. Retour sur les maximales relevées sur le territoire.
L’été météorologique 2026 s’achève sur un constat : la chaleur aura été particulièrement présente en Provence Verte. De la fin juin à la deuxième moitié du mois d’août, les épisodes se sont succédé, avec des températures dépassant localement les 40 °C.
Et le phénomène dépasse largement le territoire. À l’échelle nationale, Météo-France qualifie désormais juillet 2026 de mois le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900, tous mois confondus. Sa température moyenne a atteint 24,9 °C, soit 3,8 °C au-dessus de la normale 1991-2020. Pour les seules températures maximales, l’anomalie nationale atteint même +5,2 °C.
41,6 °C : le maximum retrouvé à Cotignac
Parmi les différentes stations locales étudiées par Brignoles Aujourd’hui, la valeur la plus élevée retrouvée cet été atteint 41,6 °C à Cotignac, le 28 juin.
La station locale y avait ensuite encore enregistré 41,4 °C le 18 juillet.
À Brignoles, la station Brignoles-Est a pour sa part atteint 40,5 °C le 18 juillet. Les données disponibles montrent également une maximale moyenne particulièrement élevée sur le mois de juillet, à 36,3 °C sur les journées renseignées.
Les principales maximales retrouvées en Provence Verte
| Commune | Maximale retrouvée |
|---|---|
| Cotignac | 41,6 °C |
| Brignoles | 40,5 °C |
| Entrecasteaux | 40,4 °C |
| Montfort-sur-Argens | 40,0 °C |
| Pourrières | 40,0 °C |
| Bras | 39,5 °C |
| Saint-Maximin-la-Sainte-Baume | 39,2 °C |
| Méounes-lès-Montrieux | 37,8 °C |
| Plan-d’Aups-Sainte-Baume | 37,6 °C |
| Nans-les-Pins | 37,4 °C |
| Néoules | 37,2 °C |
Ces valeurs ne constituent pas un classement officiel des communes : elles proviennent de stations appartenant à différents réseaux et implantées dans des environnements et à des altitudes différents.
Plusieurs passages au-dessus des 40 °C
Ce qui caractérise surtout l’été 2026 n’est pas uniquement le niveau atteint lors de la journée la plus chaude.
Les fortes chaleurs sont revenues à plusieurs reprises.
À Entrecasteaux, par exemple, 40,4 °C ont été atteints deux fois, le 28 juin puis le 18 juillet. Brignoles a atteint son maximum de 40,5 °C le 18 juillet, avant de connaître de nouveau des températures proches de 40 °C en août.
La chronologie locale correspond aux grandes vagues de chaleur identifiées par Météo-France. Une première vague particulièrement intense s’est déroulée du 17 au 30 juin, suivie d’une deuxième du 4 au 19 juillet. Une troisième a débuté le 28 juillet.
Nous savons désormais que cette dernière s’est prolongée jusqu’au 19 août : avec 23 jours consécutifs, elle égale la plus longue vague de chaleur enregistrée en France, celle de juillet 1983, tout en ayant été plus intense.
Juillet 2026 entre dans l’histoire climatique française
Le contexte national permet de mesurer le caractère exceptionnel de la situation observée localement.
Avec 24,9 °C de température moyenne, juillet 2026 dépasse août 2003 (24,8 °C) et juillet 2006 (24,4 °C). Jamais, depuis le début des mesures nationales en 1900, un mois n’avait présenté une température moyenne aussi élevée en France.
Le mois a également été extrêmement sec. Le déficit de précipitations atteint près de 70 % à l’échelle nationale, faisant de juillet 2026 le troisième mois de juillet le moins arrosé de la période étudiée.
Et l’intérieur du Var figure parmi les territoires particulièrement concernés : Météo-France indique notamment 0 mm de précipitations au Luc durant tout le mois de juillet.
Chaleur et sécheresse : un cocktail favorable aux incendies
Cette succession de températures élevées s’est accompagnée d’un assèchement important de la végétation et des sols.
Fin juillet, l’humidité des sols superficiels en France avait atteint des niveaux comparables à ceux de la mi-août 2022, parmi les plus faibles jamais observés. Météo-France souligne que l’association de la chaleur, de la sécheresse et du vent a maintenu un risque important de feux de végétation tout au long du mois de juillet.
Une situation particulièrement sensible dans le Var, où les massifs forestiers et la végétation méditerranéenne sont fortement exposés durant l’été.
Des valeurs locales à interpréter avec précaution
Les températures présentées dans ce bilan correspondent aux maximales retrouvées pour l’été 2026 auprès de différentes stations météorologiques locales.
Toutes n’appartiennent pas à Météo-France. Certaines sont issues notamment du réseau StatIC d’Infoclimat ou d’autres réseaux météorologiques locaux.
L’emplacement d’une station, son altitude et son environnement immédiat influencent également les températures mesurées. Deux stations distantes de quelques kilomètres peuvent donc enregistrer des maximales différentes au cours d’une même journée.
Le 41,6 °C de Cotignac, par exemple, provient d’une station locale et ne doit donc pas être présenté comme un record officiel Météo-France de la commune.
En revanche, l’ensemble des observations permet de dégager une tendance particulièrement nette : la barre des 40 °C n’a rien eu d’exceptionnellement isolé en Provence Verte durant l’été 2026.
Un été à retenir
41,6 °C à Cotignac, 40,5 °C à Brignoles, 40,4 °C à Entrecasteaux…
Au-delà de ces chiffres spectaculaires, c’est surtout la répétition et la durée des épisodes de chaleur qui caractérisent cet été.
Entre une vague de chaleur historique dès juin, le mois le plus chaud jamais mesuré en France en juillet et une troisième vague de chaleur de 23 jours entre fin juillet et août, l’été 2026 aura installé durablement la Provence Verte dans des conditions de chaleur intense.
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